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Présentation générale

Depuis 2007, l’IRI (Institut de recherche et d'Innovation du Centrei Pompidou),le pôle de compétitivité Cap digital et l’ENSCI - Les Ateliers (École nationale supérieure de création industrielle) organisent une manifestation commune, Les Entretiens du nouveau monde industriel, qui ont vocation à se dérouler chaque année.

La première édition qui s’est tenue les 27 et 28 novembre 2007 avait pour objectif d’engager une réflexion sur les enjeux de l’innovation dite ascendante, et liée aux technologies collaboratives, du point de vue du design et de la conception industrielle, et à l’époque où les technologies du numériques se généralisent comme les technologies cognitives et comme technologies culturelles, et au moment où émergent les technologies transformationnelles (biotechnologies et nanotechnologies).

Vous trouverez sur ce site, outre les informations classiques relatives à cet événement (programme, biographies des intervenants, références complémentaires...), l’intégralité des enregistrements audio des interventions, annotées et indexées sous le logiciel Lignes de temps développé par l’Institut de recherche et d’innovation (IRI/Centre Pompidou). Cette indexation vous permettra d’accéder directement et synoptiquement aux contenus qui vous intéressent plus spécifiquement à partir de mots-clefs, de tables des matières et d’index, et via un moteur de recherche dédié.

Programme des Entretiens du nouveau monde industriel 2009, 26-27 novembre, Centre Pompidou, grande salle

Emission de présentation des Entretiens du Nouveau Monde Industriel sur France Culture

L’émergence des technologies de capteurs et d’actionneurs, qui se concrétisent comme « internet des objets » (internet of things), et qui enchaînent sur l’immense développement des technologies de traçabilité qui sont déjà au cœur du modèle économique d’internet, reconfigure l’agencement du virtuel et du réel tout en rematérialisant l’information. C’est un nouveau « système des objets » qui se forme ainsi.
Tout objet humain est technique, et tout objet technique est inscrit dans un système technique, comme Jean Baudrillard le rappelait dans Le système des objets en citant Gilbert Simondon. L’objet industriel devenu systémiquement communicant, c’est à dire émetteur et récepteur d’informations – souvent à l’insu de son propriétaire – , constitue un système d’objets tout à fait nouveau qui dominera à n’en pas douter l’organisation industrielle du XXIè siècle, et transformera les espaces quotidiens publics aussi bien que privés dans leurs couches les plus profondes aussi bien qu’à leurs surfaces mêmes.

Jeudi 26 novembre 10h-12h30

1 - Le retour de la matière

Les dernières décennies ont été dominées par le développement de ce que l’on a appelé le « virtuel », que l’on a opposé au « réel », et que l’on a assimilé à l’« immatériel ». Cependant, il n’y a aucune forme sans matière, et l’information est un état de matière. Avec l’internet des objets, c’est la matière qui revient au cœur des systèmes d’information. Il n’existe pas d’information sans supports matériels et réciproquement, ce qui signifie que le virtuel n’est pas l’opposé du réel : il en est la possibilité d’apparition et la profondeur de champ. Un indien Nambikwara projette dans la forêt amazonienne une virtualité foisonnante par laquelle ce milieu hostile est pour lui non seulement habitable, mais familier, constituant en cela sa réalité quotidienne. Un espace urbanisé est un réseau de rues, c’est à dire d’objets urbains nommés et en cela « étiquetés » et « virtualisés ». L’internet des objets communicants consiste en un étiquettage électronique et généralisé des objets industriels qui intensifie la virtualisation du réel, ce qui signifie qu’il constitue un nouvel espace relationnel – le virtuel est ce qu’actualisent des relations – où les objets faisant ainsi système transforment les relations entre les sujets, au risque parfois de les court-circuiter.

  • Introduction, Alain Seban, Président du Centre Pompidou
  • Objets réticulés et hyperobjectivité, B. Stiegler (IRI)
  • Nouveau monde industriel et nouveaux espaces du design, A. Cadix (ENSCI)
  • De l'Internet mobile à l'Internet des Objets : les enjeux économiques, technologiques et politiques, B. Benhamou, délégué aux usages de l’Internet
  • Le devenir-média des objets quotidiens, H. Verdier (Cap Digital)

Jeudi 26 novembre 14h30-16h30

2 - Le nouvel objet industriel

Le nouveau monde industriel produit un nouvel objet industriel – qui poursuit sur un autre mode ce que Simondon avait appelé le « processus de concrétisation » : ce néo-objet, comme l’appelle Jean-Louis Fréchin, enregistre des événements, en produit d’autres, s’agence à d’autres objets agis par des sujets, et produit ainsi lui-même des « actions » par le biais d’ « actionneurs ». Cet objet communicant « internetisé » est actif et visible du fait même de sa matérialité, tandis qu’il est porteur de qualités nouvelles, informationnelles, « virtuelles », et qui peuvent demeurer cachées, échappant au propriétaire de l’objet, et s’activant à son insu.
Le nouvel objet industriel, qui « s’anime », qui « raconte des histoires », tel un objet d’enchantement, est aussi un redoutable facteur du désenchantement dont Max Weber et Marcel Gauchet auront donné le sens historique : le nouveau système des objets, accentuant les effets déjà très réels de la traçabilité, paraît pouvoir dissoudre toute intimité, tout secret, toute singularité. Autrement dit, l’internet des objets constitue aussi le carrefour des possibles et des alternatives qui feront le nouveau monde industriel.

  • Designer les NéoObjets, JL Fréchin (No Design)
  • Les usagers dans les nouveaux objets numériques, Nicola Nova
  • La métamorphose des objets, F. Kaplan (EPFL)
  • Stratégie, vision de l’Internet des objets, JL Beylat (Alcatel Lucent)

Jeudi 26 novembre 17h-19h

3 - Nouveaux standards, nouveaux logiciels et nouvelles infrastructures pour les néo-objets

Il n’y a pas d’internet des objets sans capteurs, il n’y a pas de capteurs sans compatibilité et standards de communication, etc. L’histoire de la traçabilité des objets, qui commence avec le code à barres dans les années 1980, entame ainsi une longue histoire qui se poursuivra avec la nanostructuration des matériaux. La mémoire des nouveaux objets, comme celle de nos ordinateurs, est déportée vers les data centers qui la stocke et la gère selon les modèles du cloud computing. La normalisation pose cependant la question de savoir si la rematérialisation peut réintroduire le modèle de l’industrie des biens d’équipement, ou si c’est au contraire le modèle internet qui est appelé à redéfinir toute l’activité industrielle.
L’enjeu est plus que jamais celui du nouveau monde industriel, et qui fera bouger le modèle internet lui-même :
- soit en le soumettant aux logiques d’un contrôle centralisé, occulte et toujours plus puissant,
- soit au contraire en accentuant son caractère décentralisé et hautement contributif. Ici, se pose la question décisive de la définition des standards, de la régulation et de la transparence de la gestion des données.

  • Traçabilité : histoire et perspectives, Xavier Barras (GS1)
  • Le Cloud Computing et l'internet des objets, Ch. Fauré (Cap Gemini)
  • Données ouvertes, données portables, que partageons-nous sur le Web ?, Valérie Peugeot (Sofrecom)

 

CARREFOUR DES POSSIBLES de la FING :
logo_fingLieu de découverte d'usages nouveaux qui dynamisent les échanges d'informations et les partenariats. Le Carrefour des possibles organisé au  sein des Entretiens du Nouveau Monde Industriel privilégiera la thématique des objets communicants.
- 19h : 10 projets innovants se présenteront (jeunes entreprises et laboratoires, associations et services publics, étudiants et créateurs, etc...). Un seul critère : la technologie mise au service de la créativité et des nouveaux usages. Une règle : l'ouverture d'esprit, la volonté de découvrir.
- 20h30 : Autour d'un verre, les participants peuvent ensuite retrouver les porteurs de projets qui disposent chacun d'un espace de démonstration pour détailler et démontrer leur idée. Le Carrefour des Possibles est organisé par la FING et rendu possible par le soutien de la Région Ile-de-France.

APPEL A PROJETS FING

 

Vendredi 27 novembre 10h 12h30

4 - Innovation ouverte et objet inachevé

Le système des néo-objets pourrait-il devenir un vaste Mécano open source ? On parle désormais de hacking d’objet (aussi bien que de biosynthèse, sinon de nano-objets), do it yourself devenant le mot d’ordre en tous domaines dans ce qui se présente comme une économie générale de la contribution – où la valeur d’usage semble faire retour, ou bien faire place à une valeur pratique non-soluble dans la valeur d’échange : la valeur de l’objet se construirait dans ce qui ne serait plus seulement ou sa customisation, mais bien sa réalisation – au sein de communautés de praticiens partageant ces réalisations d’objets aussi bien que les partitions d’objets, ou spimes virtuels, dont ils sont des interprétations.
Le néo-objet, qui n’est plus le point de départ conduisant au développement de divers services autour de lui, est au contraire le point d’arrivée ménagé par un nouveau type d’industries d’équipements (c’est à dire d’instruments d’interprétation), dont l’imprimante 3D est le précurseur, permettant la concrétisation, dans un espace contributif, de réalisations qui remettent en cause la notion même de service : cet hyperobjet est aussi un objet relationnel où la fonction de production devient essentiellement une fonction de post-production, et où l’innovation ascendante devient une open innovation.

  • Du fabless au fablab, le modèle d'innovation de l'internet appliqué aux objets industriels, Daniel Kaplan, FING
  • Hackers and makers, Massimo Banzi (projet Arduino)
  • When connecting things becomes possible: 7 corners of an evolved networked Episteme, Julian Bleecker (Techkwondo)
  • Public objects: connected things and civic responsibilities in the networked city (Adam Greenfield, auteur de La révolution de l’ubimédia)

Vendredi 27 novembre 14h30-16h30

5 - Les nouveaux agencements d’objets

Une organologie tactile est apparue avec les objets communicants dont l’Iphone est le principal représentant, et sur laquelle enchaîne une organologie haptique qui n’engage plus seulement le doigt, mais aussi les mains et avec elles tout le corps et en premier lieu le toucher, aussi bien qu’une organologie du corps propre, de la cellule familiale et plus généralement des espaces domestiques – par des sous-systèmes d’objets à travers lesquels lesquels s’agencent les secteurs industriels des biens d’équipement aussi bien que des services et des opérateurs de réseau : ici se forme un nouveau système des objets précisément au sens où Jean Baudrillard pouvait en parler en 1968. Chaussure et Ipod, mais aussi ameublement, livre et ordinateur, et bien sûr fablabs : un « objet émancipateur » devient-il ainsi domesticable ? Un nouveau milieu d’individuation psychique et collective localisé est-il en cours de formation ?

  • Du transit à la reliance : le nouveau paradigme de la mobilité urbaine, Georges AMAR (RATP)
  • Phénoménologie du corps propre et de l’espace intime réticulés, François David Sebbah
  • Les marques à l’épreuve des néo-objets, Benoit Heilbrunn

Vendredi 27 novembre 17h-19h

6 - L’industrialisation de l’objet transitionnel et la reconfiguration du temps et de l’espace intimes dans l’interobjectivité des réseaux

« Coder le savoir sur les individus », comme le dit Xavier Guchet dans un style à la fois foucaldien et deleuzien, tel est à nouveau l’enjeu (comme l’avait déjà décrit, dans une autre mesure, et en d’autres temps, Surveiller et punir). Et on peut le coder :
- pour eux-mêmes, c’est à dire dans une réflexivité critique de leurs propres pratiques, et de leurs propres productions objets ou d’agencements entre objets, et à travers ces objets, entre sujets, aussi bien que dans une critique des « partitions » (spimes) qui en sont les capsules virtuelles,
- ou bien à leur insu, en faisant d’eux les hyperconsommateurs contribuant passionnément et aveuglément à une forme extraordinairement sophistiquée de servitude volontaire.
Telle serait peut-être finalement la grande alternative ouverte par cette « interobjectivité ». Car si la traçabilité devient permanente, hors temps de connexion délibérée, les objets étant eux-mêmes connectés en permanence, et les réseaux locaux qu’ils forment assurant au réseau mondial leur « reporting » objectal, sinon objectif, deux questions seront ici examinées pour instruire les termes d’une telle alternative (qui conduiront comme toujours à un compromis) :
- l’examen d’une histoire de la formation du couple public/privé, appréhendé d’un point de vue anthropologique, c’est à dire en extériorité par rapport à la définition occidentale de cette relation, et l’examen de la possibilité hypothétique de sa disparition,
- l’examen de ce qu’il en est de l’intimité aujourd’hui, et de ce qu’il pourrait en être dans ce réseau d’objets rapporteurs, au moment où l’on s’interroge de nos jours sur ce que Roland Gori appelle l’extime.

  • Le consommateur mis au travail, Marie-Anne Dujarier
  • L’extime, Alain Abelhauer
  • Anthropologie de l’intimité, Jean-Paul Demoule

The new industrial world forum 2009 program, 26-27th of November, Centre Pompidou, grande salle

The emergence of sensors and actuators’ technologies, which sustain the development of the “internet of things” and traceability technologies, which are already an integral part of the Internet economic model, reconfigurates the organization of virtual and real, while rematerializing information. It’s a new “system of objects” which is thus formatted.
Every human object is technical and every technical object is enrolled in a technical system, as Jean Baudrillard explained in Le système des objets, quoting Gilbert Simondon. The industrial object, systematically becomes communicating, that is to say issuer and receiver of informations –often without its owner knowledge- together build a new system of objects, which will surely dominate the industrial organization of the XXI° century and will transform public daily spaces as well as private, in their deeper layers as well as in their surfaces.

Thursday 26th of November, 10h-12h30

1. Back to the real

The last decades have been dominated by the development of, what we have called, the “virtual”, opposed to the “real”, and that we have assimilated to “immaterial”. However, there is no form without material, and, information is a state of material. With the Internet of things, it’s the material which get back in the middle of information’s systems. Information without material support doesn’t exist and reciprocally, which means that virtual is not opposed to real; virtual allows its possibility of incarnation and the depth of its incarnation. An Indian Nambikwara casts in the Amazonian forest, an abounding virtuality by which, this hostile surrounding, is for him, habitable, but also familiar and constitutes his daily reality. A build-up space is a network of streets, that is to say of urban objects named, and by this, “labelled” and “virtualized”. The internet of communicating things consists in an electronic and generalized labelling of industrial objects which intensifies the virtualization of the real, which means that it constitutes a new relational space –as virtual is what actualizes relationships- where objects, included in system, transform relationships between subjects, at the risk of short-circuiting them.

  • Introduction, Alain Seban
  • Reticulated objects and hyper-objectivity, Bernard Stiegler (IRI)
  • New industrial world and new territories for design, A.Cadix (ENSCI)
  • From the mobile internet to the internet of things : economical, technological and political stakes, B. Benhamou
  • The mediatization of daily objects, H.Verdier (Cap Digital)

Thursday 26th of November, 14h30-16h30

2. The new industrial object

This new industrial world produces a new industrial object –which follows on an other way, what Simondon has called the “concretization process”: this neo-object, as Jean-Louis Fréchin named it, records events, produces others, organizes itself with other objects animated by subjects and thus produces itself “actions” through “actuators”. This communicating object “Internetized” is active and visible because of its materiality, while it can carries informational, virtual, new qualities, and which can keep hidden, escaping to the object owner, and animating out of his knowledge. The new industrial object, which “animates”, which “tells stories”, as an enchantment object, is also a redoubtable factor of disenchantment, whose Max Weber and Marcel Gauchet would have given the historic meaning: the new system of objects, accentuating the real effects of traceability, seems being able to dissolve every intimacy, every secret, every singularity. That is to say, the Internet of things also constitutes the junction of possibilities and alternatives, which will make the new industrial world.

  • Design the neo-object, JL. Fréchin (No Design)
  • Users of the new digital objects, Nicola Nova
  • The metamorphosis of the objects, F. Kaplan (EPFL)
  • Strategy, view of the Internet of objects, JL Beylat (Alcatel Lucent)

Thursday 26th of November, 17h-19h

3. New standards, new software and new infrastructures for neo-objects

There is no Internet of things without sensors; there are no sensors without compatibility and communication standards, etc. The history of traceability, which begins with bar codes in the 80’s, thus initiates a long story which will continue with the nanostructuration of materials. The memory of new objects, of our computers for example, is transfered to datacenters, which stock it and manage it, following models of cloud computing. Standardization brings the problem of knowing if the rematerialization can reintroduce the industry model of property equipment, or if it’s, to the contrary, the Internet model which is meant to redefine all the industrial technology. The stake is more than ever, the new industrial world, which will modify the Internet model itself:
- by submitting it to logics of a centralized control, occult and always more powerful
- by accentuating its decentralized and highly contributory character. Here come the decisive question of standards definition, of regulation and of data management’s transparency

  • Traceability : History and perspectives, Xavier Barras (GS1)
  • The cloud computing and the internet of things, Ch.Fauré (Cap Gemini)
  • Open data, portable data, what do we share on the Web ?, Valérie Peugeot (Sofrecom)

 

The FING's CARREFOUR DES POSSIBLES logo_fing

FING'S CALL FOR PROPOSALS

 

Friday 27th of November, 10h-12h30

4. Open innovation and unfinished object

May the neo-objects system become a huge open source Mecano ? We now speak of object’s hacking (as well as biosynthesis, or else of nano-objects), “do it yourself” becoming the watchword of every fields in what is presented as a general contribution economy- where the usage value seems to be back, or give way to a practical value not solvable in the exchange value: the value of the object will built itself in what will be not only its customisation but also its execution within communities of practitioners sharing these objects’ executions as well as the objects’ score, or virtual spimes.
The neo-object, which is no more the starting point leading to the development of different services around it, is on the contrary the final point prepared by a new kind of equipment industries (that is to say of interpretation tools) whose 3D printer is the precursor, allowing the achievement in a contributory space, of executions which call into question the very notion of service: this hyper-object is also a relational object where the function of production becomes essentially a function of post-production, and where the bottom-up innovation become an open innovation.

  • From the fabless to the fablabs, the Internet model of innovation applied to the industrial objects, Daniel Kaplan, FING
  • Hackers and makers, Massimo Banzi (Arduino project)
  • When connecting things becomes possible: 7 corners of an evolved networked Episteme, Julian Bleecker (Techkwondo)
  • Public objects: connected things and civic responsibilities in the networked city, Adam Greenfield

5. The new objects’ organization

A tactile organology appeared with communicating objects whose the iPhone is the main representative, and on which goes on an haptic organology that draw not only the finger but also the hands and the whole body, and in first place the touch, as well as an organology of the body, of the familial cell and more generally of the household spaces using under-systems of objects through which industrial sectors of household goods are laid out, as well as network’s operator: here is formed a new system of objects in the same way Jean Baudrillard spoke about them in 1968. Shoes and iPods, but also furniture, book and computer, and of course “fablabs”. Is an emancipating object becoming domesticable ? Is a new based environment of psychic and collective individuation, in the making?

  • From the transit to the reliance : the new paradigm of the urban mobility, Georgs Amar, RATP
  • Phenomenology of the body and of the reticulated private space (François David Sebbah)
  • The marks proof against the neo-objects (Benoit Heilbrunn)

Friday 27th of November, 17h-19h

6. Industrialisation of the transitional object and reconfiguration of the private time and space in the networks inter-objectivity

“To code the knowledge on person”, as Xavier Guchet says it both in the style of Foucauld, and is it possible to code it for themselves, that is to say in a critical reflexivity of their own practices, and of their own productions of objects or organisations between objects, and through these objects, between subjects, as well as in a critic of “scores” (spimes) which are their virtual capsules, or behind their backs, rendering them such as hyper-consumers contributing blindly and with passion to an extraordinary sophisticated form of voluntary submissiveness. Because, if the traceability becomes permanent, out of deliberated connexion time, objects being themselves always connected and local networks that they formed assuring to the worldwide network their objectal reporting, otherwise objective, two questions will be here examined in order to instruct the terms of such an alternative (which lead, as always, to a compromise):
the study of an history of the public/private couple formation, comprehended from an anthropologic point of view, that is to say outside of the occidental definition of this relationship and the study of the hypothetical possibility of its disappearance
the study of what could be intimacy nowadays, and its place in this network of related objects, at the moment when we ask ourselves about what Roland Gori calls, the extimacy.

  • The consumer got down to work (Marie-Anne Dujarier)
  • The extimacy (Alain Abelhauser)
  • Anthropology of intimacy (Jean-Paul Demoule)