Michel Alberganti
Michel Alberganti, modérateur des Entretiens du nouveau monde industriel, il est journaliste au quotidien Le Monde.

Presse écrite
Le Monde (Depuis février 1995)- Journaliste au service Futurs du Monde, responsable de la page Agenda High Tech du Monde 2, rédacteur en chef du supplément High Tech du Monde. - adjoint du chef du service Sciences, Médecine, Environnement et Techniques. - chef du service Sciences et Techniques. - adjoint au chef du service Sciences et Techniques. - en charge des nouvelles technologies
L’Usine Nouvelle (septembre 1994 – janvier 1995) - Chef de la rubrique Industrie
Le Revenu Français Hebdo (septembre 1993 – septembre 1994) - Chef de la rubrique Entreprises
Les Echos (juillet 1992 – juillet 1993) - Journaliste dans le supplément hebdomadaire Industrie
Industries et Techniques (juin 1993 – juin 1992) - Rédacteur en chef adjoint

Radio
Depuis septembre 2006 - Producteur de l’émission hebdomadaire Science Publique (60’)
Décembre 2005 - Producteur de l’émission Radio Libre (120’) consacrée aux énigmes
de la physique. / Août 2004 - Producteur de l’émission hebdomadaire (5 x 40’)
Transmission : rencontre entre le prix Nobel de médecine François Jacob et le biologiste
Pierre Sonigo. / Janvier 2003 – juillet 2006 - Producteur de l’émission hebdomadaire
Science-Frictions (30’) sur France Culture en partenariat avec le journal Le Monde

Publications:
Mars 2007 - Sous l’oeil des puces, la RFID et la démocratie Actes Sud / Septembre 2000
- A l’école des robots? L’informatique, l’école et vos enfants. Editions Calmann-Lévy
Janvier 1997 - Le multimédia. La révolution au bout des doigts. Le Monde-Editions Marabout

Session 1Contour du nouveau monde industriel
Alain Cadix, Directeur de l’ENSCI-Les Ateliers

Alain Cadix, ingénieur et docteur en sciences de gestion, a été, au sein de la CCIP, professeur à l'ESCP-EAP puis au CRC à Jouy-en-Josas. Il rejoint en 1989 Dassault Aviation où il exercera les fonctions de directeur des ressources humaines puis de directeur de la communication. Il réintègre la CCIP en 1995 pour créer et diriger l'Institut supérieur de technologie et management (ISTM) et conjointement diriger l'école d'ingénieurs en électronique et informatique de la Chambre l’ESIEE à Marne la Vallée. Il est président la Conférence des grandes écoles de 2001 à 2003. Il est nommé en 2003 directeur général adjoint à la CCIP, chargé des études et de l'information. De mars 2006 à mars 2007 il est détaché de la CCIP pour mettre en place l’Agence économique de Bretagne à Rennes. Alain Cadix a été nommé, par décret du Président de la République du 3 mai 2007, directeur de l’École nationale supérieure de création industrielle (ENSCI – Les Ateliers).

Alain Cadix est membre du bureau du Conseil Supérieur de la Recherche et de la Technologie (dont il préside la commission « Industrie et technologie »).

Il est l’auteur d’articles et d’ouvrages dont : Le Management à l’épreuve des changements technologiques ; impacts sur la société et les organisations (direction et co-rédaction de l’ouvrage, Editions d’organisation, 2003).

CCIP = Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris
Francis Jutand, Directeur scientifique du GET
Formé à l'École Normale Supérieur de Cachan (agrégation en physique appliquée en 1974 et DEA d'optique en 1975), Francis Jutand débute sa carrière à Télécom Paris en 1975 où il fonde, en 1985, le département Électronique. Il rejoint l'ENST Bretagne en 1992 pour en prendre la direction jusqu'en 1996. Il devient ensuite directeur scientifique de France Télécom R&D et contribue à la création de réseaux de recherche sur les technologies clefs (multimédia, technologies de l'intelligence et de la connaissance, réseaux, logiciels, sécurité, mobiles, terminaux…). En 1997, il fait partie des membres fondateurs du Réseau National de la Recherche en Télécommunications (RNRT). En 2000, il crée le département STIC (Sciences et technologies de l'information et de la communication) au sein du CNRS. A partir de 2004, il travaille au développement de plusieurs pôles de compétitivité dont particulièrement le pôle Image, Multimédia et Vie Numérique/Cap Digital. En 2005, il rejoint, en tant que directeur scientifique adjoint, la direction scientifique du GET (Groupe des Écoles des Télécommunications, dont font partie Télécom Paris, l'ENST Bretagne et l’INT). Il devient, le 3 avril 2006, directeur scientifique du Groupe, qui est aujourd’hui partenaire de premier rang dans quatre pôles STIC mondiaux et fait partie, depuis mars 2006, des 20 premiers groupements de laboratoires de recherche publique labellisés Carnot. Francis Jutand est également coordinateur scientifique et vice-président du pôle Cap Digital.
Yann Moulier-Boutang, Économiste

Ancien élève de l'École Normale supérieure (1970-1976), philosophe de formation est passé aux sciences humaines (sociologie, démographie économique puis sciences économiques). Il a enseigné longtemps à l'École Normale Supérieure, puis à l'Institut d'Études Politiques de Paris, puis à l'Université de Bretagne Sud et depuis 2004 à l'Université de Technologie de Compiègne où il est Directeur adjoint du Costech Connaissance, organisation, systèmes techniques EA 22 23). Il enseigne également dans le département d'économie de la State University of New York a Binghanton et au Centre Fernand Braudel et depuis cet automne à l'École des Arts et du Design de Saint-Etienne. Ses recherches portent sur les migrations internationales dans leur continuité historique avec l'esclavage et depuis 1995 sur les transformations actuelles du capitalisme historique qu'il caractérise comme le passage à une troisième espèce de capitalisme (voir son livre Le Capitalisme cognitif, Amsterdam, 2007). Il achève le deuxième volume de sa biographie de Louis Althusser (Grasset). Il est directeur de la Rédaction de la revue Multitudes (http://multitudes.samizdat.net).

Propos : Du design capitalism au capitalisme cognitif : art et industrie, nouveaux liens, nouvelles tensions Le paradigme artistique (et académique) prend une importance croissante dans la production de biens, de services et de connaissance. Pourquoi ? S'agit-il d'un recours à l'art décoratif comme aux beaux-jours du III° Empire ? S'agit-il d'une variété d'industrialisation d'un domaine de la culture qui avait échappé jusqu'à présent à la marchandisation grâce aux technologies du numérique ? A notre sens la relation est beaucoup plus radicale et profonde. Elle traduit une nouvelle grande transformation. Du design capitalism qui implique le prosummer dans l'individualisation de l'objet à la créativité requise, la "Cité par projet" reformate toutes les catégories ( le travail, la valeur, la division du travail, l'organisation).

Bernard Stiegler, Philosophe, Directeur

Directeur de l'Institut de Recherche et d'Innovation. Philosophe et docteur de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales. Il a été directeur de recherche au Collège international de philosophie, professeur à l'UTC (Université de Compiègne), directeur de l'unité de recherche Connaissances, Organisations et Systèmes Techniques, qu’il y a fondé en 1993, puis directeur général adjoint de l'Institut National de l'Audiovisuel (INA), directeur de l’IRCAM (Institut de Recherche et de Coordination Acoustique/Musique), directeur du Département du développement culturel au Centre Pompidou.

Il est l'auteur de :

  • La Technique et le Temps, ouvrage en cinq volumes dont trois sont parus aux éditions Galilée, 1994 – 2001
  • Passer à l'acte , Editions Galilée , juin 2003
  • Aimer, s'aimer, nous aimer. Du 11 septembre au 21 avril, Editions Galilée, octobre 2003
  • De la misère symbolique. 1. L’époque hyperindustrielle, Editions Galilée , mars 2004
  • Philosopher par accident . Entretiens avec Elie During, Editions Galilée, avril 2004
  • Mécréance et discrédit. 1. La décadence des démocraties industrielle, Editions Galilée, novembre 2004
  • De la misère symbolique. 2. La catastrophe du sensible, Editions Galilée, avril 2005
  • Constituer l'Europe. 1. Dans un monde sans vergogne, 2. Le motif européen, Editions Galilée, septembre 2005
  • Mécréance et discrédit. 2. Les sociétés incontrôlables d’individus désaffectés, 3. L’esprit perdu du capitalisme, Editions Galilée, mars 2006
  • Des pieds et des mains, Editions Bayard, mars 2006
  • Réenchanter le monde, Editions Flammarion, 2006
  • La télécratie conte la démocratie, Lettre ouverte aux représentants politiques, Editions Flammarion, octobre 2006.
  • Réenchanter le monde. La valeur esprit contre le populisme industriel (octobre 2006)
  • Prendre Soin. De la jeunesse et des générations, Flammarion, 2007
  • Economie de l’hypermatéirel et psychopouvoir, Mille et une nuits, 2007
  •  

    Le recueil d’entretiens Philosopher par accident (avril 2004) est une introduction à sa pensée. Ces ouvrages ont été traduits en anglais, en chinois, en japonais, en néerlandais, en italien, en espagnol, en portugais et en allemand. Bernard Stiegler a par ailleurs publié plus d’une centaine d’articles dans des revues du monde entier, et il intervient régulièrement dans de nombreuses universités étrangères. Il a été rapporteur pour la commission européenne, le gouvernement français et l’Unesco. Bernard Stiegler a été également concepteur et commissaire de l’exposition Mémoires du futur, présentée au Centre Pompidou en 1987. Il a mené de nombreux projets de développement logiciel dans les domaines du texte de l’image et du son, et plus généralement, dans les technologies cognitives. Ses travaux les plus récents sont consacrés à l’élaboration d’une théorie du fait noétique, avec le concept d’hypomnésis, et d’une théorie du fait esthétique appelé « organologie générale », en articulation étroite avec les pratiques artistiques et culturelles, avec les évolutions technologiques et industrielles, et avec la théorie générale de l’individuation qu’il reformule à partir de Simondon. Il a fondé l’association Ars Industrialis en juin 2005 avec Georges Collins, Marc Crépon, Catherine Perret et Caroline Stiegler.

Session 2Amateurs, lien social et spécialisation
Florence Devouard, Présidente Wikimedia Foundation

Ingénieur agronome, Florence Devouard est depuis octobre 2006 présidente de la Wikimedia Foundation (Floride). Cet organisme à but non lucratif a pour objet principal de gérer Wikipedia, une encyclopédie mondiale en ligne sous license libre. Plantée sur le Net en 2001, l'encyclopédie en ligne écrite par les internautes a étendu ses branches virtuelles au monde entier, et se décline aujourd'hui en 250 langues. Avec plus de 200 millions de lecteurs par mois, elle tutoie les grandes réussites de l'internet. L'encyclopédie mondiale en ligne est devenue en 6 ans l’un des 10 sites web les plus visités au monde. Modèle de réussite du Web 2.0, qu'on définit aussi de participatif, enrichis par les utilisateurs, Wikipédia compte aujourd'hui plus de 8 millions d'articles.

Propos : Cette présentation aura pour objet de présenter Wikipédia, sa mission et ses principes fondateurs, les motivations des participants bénévoles du projet, les bouleversements induits par ce projet participatif, ainsi que le modèle économique de la Foundation.

Alain Giffard, Président d’Alphabetville, spécialiste des technologies de l’écrit

Alain Giffard a été notamment directeur informatique de la « TGB » et concepteur de la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France, conseiller de la Ministre de la Culture et de la Communication pour la société de l’information, président de la Mission interministérielle pour l’accès public à l’internet. Il vient de remettre une étude au ministère de la Culture et de la Communication sur la lecture numérique et les « lectures industrielles ». Il mène une recherche sur Hugues de Saint Victor, philosophe et maître de lecture du XIIème siècle.

Il a publié des articles et des essais sur l’hypertexte, les bibliothèques et la lecture numériques, les pratiques culturelles de l’internet (cf. Rubrique Références).

Jacques François Marchandise, directeur du développement de la Fing et enseignant à l'ENSCI

Philosophe de formation, il a une expérience de vingt-cinq ans dans les TIC (innovation technologique et de services, conseil en stratégie, prospective). Après avoir co-fondé plusieurs entreprises innovantes (ACI, Telemarket,...) , il est devenu l'un des experts français de la société de l'information. Créateur et gérant du cabinet Proposition (fondé en 1997), il est notamment à l'origine du portail « service-public.fr ». Il contribue aux stratégies numériques d'acteurs publics nationaux et territoriaux. Depuis 2000, il est l'un des animateurs de la Fing (Fondation Internet Nouvelle Génération) où il anime notamment l'échange avec les acteurs territoriaux et la recherche SHS. Chercheur associé à Telecom Paris, il enseigne dans plusieurs écoles et universités (ENST, Université de Toulouse le Mirail, Université de Rennes 2,...). La Fing : http://www.fing.org - http://www.internetactu.net

Propos : L'implication des usagers, active ou subie ? marginale ou émergente ? L'internet et les évolutions numériques sont devenus un contexte politique et social autant que technologique et nous confrontent à des signaux apparemment contradictoires : une complexité croissante et une implication des "amateurs" dans l'innovation", un engouement social et un désarroi des usagers, de nouvelles formes collectives et une individuation des consommateurs, une participation active d'un petit nombre et une exploitation industrielle des contribution du plus grand nombre. Ces contradictions sont-elles appelées à coexister ou à se dénouer rapidement ? L'innovation technologique peut-elle, par une meilleure prise en compte de la société, faire les preuves de sa fertilité ?

Session 3Nouvelles méthodologies de design
Saadi Lahlou, Chef du Laboratoire de Design Cognitif à EDF R&D Directeur de recherche associé CNRS-EHESS/IIAC/Centre d'Études Transdisciplinaires ENSAE

Docteur en Psychologie Sociale, avec une formation complémentaire en biologie humaine, ethologie, écologie humaine, il travaille dans le domaine des sciences cognitives et plus particulièrement sur la relation entre représentations et comportements. Il a développé divers instruments d'ethnographie numérique, en particulier la subcam, une caméra miniaturisée portée sur des lunettes qui permet d'étudier l'activité du point de vue du sujet. Après avoir dirigé le département de Prospective de la Consommation au Crédoc, il est entré à EDF R&D où il a dirigé un groupe de recherche en sociologie des organisations, et où il est maintenant responsable d'un laboratoire qui étudie les usages dans les environnements numérisés. On y pratique un développement participatif "en réalité expérimentale", en faisant de la conception avec des utilisateurs en situation réelle, volontaires, dans un bâtiment du futur conçu comme une grande enceinte expérimentale observée en continu.

Propos ; Dans les dispositifs numériques, la valeur est plus qu'ailleurs co-construite par les utilisateurs; les usages, souvent émergents ou reposant sur des effets de réseau, sont difficiles à prévoir précisément au moment initial de la conception. Notre processus de design en continu (et non par cycles), où les concepteurs, les cogniticiens et les utilisateurs travaillent ensemble apporte certaines réponses aux problèmes spécifiques de développement des dispositifs numériques. Ce processus où les concepteurs, les cogniticiens et les utilisateurs travaillent ensemble permet d'arriver plus rapidement à des résultats opérationnels, et surtout de prendre en compte de manière globale au moment de la conception l'impact des dispositifs sur l'ensemble du système socio-technique dont ils font partie.

John Maeda, MIT

John Maeda is a world-renowned graphic designer, visual artist, and computer scientist at the MIT Media Lab, and is a founding voice for “simplicity” in the digital age.
Named by Esquire magazine as one of the 21 most important people for the twenty-first century, Maeda first made his mark by redefining the use of electronic media as a tool for expression for people of all ages and skills. He is the recipient of the highest career honors for design in the United States, Japan, and Germany and serves on the board of trustees for the Smithsonian’s Cooper-Hewitt National Design Museum. A faculty member at the Media Lab since 1996, Maeda holds the E. Rudge and Nancy Allen Professorship of Media Arts and Sciences, and co-directs the Lab’s design-oriented Physical Language Workshop and its SIMPLICITY consortium. He has had major exhibits of his work in Paris, London, New York, and Tokyo, and has written several books on his philosophy of “humanizing technology” through his perspective on the digital arts.
Maeda received both his BS and MS degrees from MIT, and earned his PhD in design from Tsukuba University Institute of Art and Design in Japan. In May 2003, he received an honorary doctorate of fine arts from the Maryland Institute College of Art, and completed his MBA in May of 2006. Maeda is a sought-after lecturer on “simplicity” at major universities and boardrooms throughout the world. He lives with his wife, Kris, and their five daughters, Saaya, Naoko, Reina, Rie, and Mika, in Lexington, Massachusetts.

Major Career Awards

  • 2005 Germany's Raymond Loewy Foundation Prize
  • 2002 Japan's Mainichi Design Prize
  • 2001 United States' Smithsonian Institution's National Design Award
  • 2000 DaimlerChrysler Design Prize
  • 2001 Design Management Institute Muriel Cooper Prize

Solo Exhibitions

  • 2005 'John Maeda: N A T U R E + Eye'm Hungry' Fondation Cartier, Paris
  • 2003 ‘John Maeda: F00D,’ Cristinerose Gallery, New York
  • 2001 ‘John Maeda: Towards Post Digital,’ NTT Inter-Communication Center, Tokyo
  • 2000 ‘Post-Digital,’ Cristinerose Gallery, New York
  • 2000 'maeda@media,’ California Institute of Arts and Crafts, San Francisco
  • 2000 'maeda@media,' Institute of Contemporary Art, London
  • 1999 ‘one-line.com,’ Ginza Graphic Gallery, Tokyo
  • 1996 ‘John Maeda: Paper and Computer', Ginza Graphic Gallery, Tokyo and Dai Nippon Duo Dojima Gallery, Osaka
  • 1995 ‘Deconstructing Cyberspace,’ Axis Gallery Annex, Tokyo
  • 1995 ‘Design Machines,’ Axis Gallery, Tokyo

Group Exhibitions

  • 2001 ‘Workspheres,’ Museum of Modern Art, New York
  • 2001 ‘010101: Art in Technological Times,’ San Francisco MoMA
  • 2000 ‘Design Triennale,’ Cooper-Hewitt National Design Museum
  • 1999 ‘Organic Computation,’ New York Art Director’s Club
  • 1996 ‘NHK Heart Exhibition,’ Bunkamura Gallery, Tokyo

Design Honors

  • 2004 Fast Company Magazine 20 Masters of Design
  • 2001 Köln Designer of the Year
  • 2001 ResFest Magazine 10 To Watch
  • 2000 American Association of Publishers, Best Book in Computer Science
  • 1999 Esquire Magazine 21 Geniuses
  • 1999 Yahoo 15 Master Graphic Designers
  • 1998 New York Art Director’s Club, Gold Prize
  • 1998 ID Magazine, Gold Prize
  • 1998 Japan Ministry of Culture, Interactive Prize
  • 1998 Tokyo Type Director’s Club, Interactive Prize
  • 1996 Tokyo Type Director’s Club, Gold Prize
  • 1995 Multimedia Association of Japan Grand Prix, Interactive Prize

Publications

  • 2004 ‘Creative Code’, Thames and Hudson
  • 2000 ‘maeda@media,’ Thames and Hudson / Rizzoli / Bangert Verlag
  • 1999 ‘Design By Numbers,’ MIT Press
  • 1998 ‘Tap, Type, Write,’ Digitalogue Co.
  • 1997 ‘12 o’clocks,’ Digitalogue Co.
  • 1996 ‘Flying Letters,’ Digitalogue Co.
  • 1995 ‘Reactive Square,’ Digitalogue Co.

Website
www.maedastudio.com

Propos : Dr. Maeda is "To Digital or Not to Digital" : John Maeda paints a picture of the contemporary digital art and design world in the context of his own work and his recent insights on humor, happiness, and humanity. In a lecture of over 250 slides and several hundred ideas, whether "to digital or not to digital" may become self-evident to all that attend. Or maybe not.

Jean-Marie Massaud, designer industriel

"Homme de projets", son activité va du design à l'architecture en passant par la scénographie et la stratégie de marque. Jean-Marie Massaud est né à Toulouse en 1966 et diplômé de l’ENSCI (Les Ateliers) en 1990. Très tôt, son inventivité et son enthousiasme lui permettent de passer les frontières et d’intervenir sur différents aspects du design : du mobilier aux produits industriels et à l’équipement. De grandes références industrielles comme AXOR, les plus grands noms du mobilier (CASSINA, CAPPELLINI, ARPER , POLTRONA FRAU…) et de l’industrie du luxe (DAUM, BACCARAT, ARMANI) sollicitent sa créativité et son esprit d’alternative. En 2000, il crée le Studio MASSAUD en s’associant à Daniel POUZET et étend son activité à l’architecture par volonté de créer des « scénarios de vie ». Saluées par de nombreux prix et récompenses, il a été élu « Créateur de l’Année » au Salon du Meuble de Paris 2007. Certaines de ses créations comptent parmi les collections des grands musées d’art et design du monde (Amsterdam, Chicago, Lisbonne, Londres, Paris et Zurich).

Session 4Enjeux des micro et nanotechnologies
Xavier Guchet, Maître de conférences à l'Université de Paris I Panthéon Sorbonne.

Il consacre ses recherches à la philosophie des techniques.

Propos : Son intervention portera sur la notion de "Matériau-machine" et s’appuiera notamment sur quelques exemples de nanomachines fabriquées et étudiées en laboratoire, afin de montrer que le matériau doit être considéré comme une partie fonctionnelle de la machine.

Etienne Klein, CEA

Né en 1958, Etienne Klein est physicien et docteur en philosophie des sciences. Il est le Directeur du Laboratoire de Recherche sur les Sciences de la Matière du CEA, qui vient de publier récemment une étude sur les enjeux du débat sur les nanosciences. Il est par ailleurs professeur de physique et de philosophie des sciences à l'Ecole Centrale de Paris. Etienne Klein est également membre du conseil d’Analyse de la Société présidé par Luc Ferry, du Conseil Scientifique de la Cité des Sciences, et du Comité de rédaction de la revue « L’agenda de la pensée contemporaine » dirigée par le philosophe François Jullien.

Il a écrit plusieurs ouvrages de réflexion sur les sciences, notamment :

  • L'unité de la physique, PUF, 2000
  • Les Tactiques de Chronos, Flammarion, 2003
  • Petit Voyage dans le monde des quanta, Flammarion, 2004
  • Il était sept fois la révolution, Albert Einstein et les autres, Flammarion, 2005
  • Le facteur temps ne sonne jamais deux fois, Flammarion, 2007.

Jean-Pierre Dupuy, Professor of Social and Political Philosophy, École Polytechnique, Paris.

Full Professor (1/3rd time), Stanford University [French and Political Science]. C. S. L. I. (Center for the Study of Language and Information) Researcher, Stanford University. Science-Technology-Society Program Affiliate, Stanford University. Fellow of the Symbolic Systems Forum, Stanford University.
Member of Académie Française des Technologies.

Latest books:
The Mechanization of the Mind – On the Origins of Cognitive Science, Princeton, Princeton University Press, 2000.
Self-Deception and Paradoxes of Rationality, C.S.L.I. Publications, Stanford University, 1998.
In French:
La Panique, Paris, Les empêcheurs de penser en rond, 2003.
Pour un catastrophisme éclairé, Paris, Seuil, 2002.
Avions-nous oublié le mal? Penser la politique après le 11 septembre, Paris, Bayard, 2002.
Petite métaphysique des tsunamis, Paris, Seuil, 2005.
Retour de Tchernobyl, Paris, Seuil, 2006.

Current research program: the paradoxes of rationality, or the classical philosophical problem of the antinomies of Reason at the age of rational choice theory, analytic philosophy, and cognitive science. The ethics of nuclear deterrence and preemptive war. The philosophy of risk and uncertainty. The philosophical underpinnings and the future societal and ethical impacts of the convergence of nanotechnology, biotechnology, information technology, and cognitive science.

Session 5Nouvelles interfaces, multi-modalité et la question du corps
Jean-Louis Fréchin, Fondateur de NoDesign, agence de design numérique.

Jean-Louis Frechin est architecte DPLG et diplômé de l'ENSCI. En 1989, il quitte la France pour rejoindre un institut de recherche informatique à Lisbonne, L'INESC. Il y découvre  la fertilité du rapprochement du design et de l'informatique. De retour à Paris, il fonde,  une agence de design global qui réalise de nombreux projets industriels et culturels. En 1995, il rejoint, l'éditeur Montparnasse Multimédia pour participer à l'aventure de la création de titres multimédia de qualité. Son travail, toujours sous-tendu par l'idée de design global, s'attache à créer un rapport indissociable entre contenu, design interactif et technologie - créer du sens- . La pluplart de ses réalisations sont primées : la collection « Les petits débrouillards », « La Terre merveilleuse », « L’histoire de l’aviation », « Le Louvre, Collections et palais », « La résistance », etc. 

En 2001, il crée NoDesign, agence de design numérique ou il collabore avec Uros Petrevski. L'agence est spécialisée dans la création, l'innovation et les réflexions stratégiques dans les domaines des technologies de l'information et de la communication, des interactions et des usages sur des projets numériques,  industriels ou culturels. Pionnier reconnu du nouveau design, il conseil également des entreprises sur des questions nouvelles : innovation par le design, innovations non technologiques, stratégie d'innovation. 

Fondateur et directeur de projet de l’Atelier de design numérique de l’ENSCI/les Ateliers à Paris en 1998, il transmet son expérience, sa culture, sa curiosité insatiable et la culture du "projet".

Pour Jean louis Frechin, le design est un état, un prisme de compréhension et de questionnement du Monde. Nouveaux enjeux, nouveaux territoires, comment élargir  le « champ des possibles » et du "désirable" , sans y perdre les valeurs premières du design ; celles du sens, de la simplicité et de l'émotion : celles d'une aventure humaine avant tout.

Collection du Musée D'art et d'industrie de Saint Etienne

Collection du Centre Georges Pompidou

Carte Blanche du Via 2008:http://lab.nodesign.net/interfaces

http://www.nodesign.net - http://www.nodesign.net/blog

Charles Lenay, Directeur de l'unité COSTECH. Co-responsable du mineur de sciences et technologies cognitives : PHITECO (Philosophie, Technologie Cognition).

Au cours d'un parcours assez libre dans les cursus universitaires (licence de biologie, de philosophie et de logique, maîtrise de biochimie, doctorat de philosophie et histoire des sciences, habilitation à diriger les recherches en philosophie et en histoire des sciences), il s’est intéressé plus particulièrement aux technologies cognitives : comment les outils participent à l'activité cognitive au sens large : raisonnement, mémorisation, perception, interaction... Après avoir été vice-président de l'Association Française pour la Recherche Cognitive (ARCO), et avoir animé diverses équipes d'enseignement et de recherche (Atelier Cognition de l'ignorance ; Division Philosophie, Technologie, Cognition (PHITECO) ; Séminaire de sciences Cognitives ; Epistémologie et modélisation des Systèmes Multi-Agents), il a créé le Groupe Suppléance Perceptive (1995) de l'Unité de recherche COSTECH dont il est maintenant directeur.

Propos : L'articulation entre recherche fondamentale et recherche/développement (intervention industrielle ou dans la société civile) est une question centrale pour l'équipe interdisciplinaire de sciences humaines et sociales que je dirige. En effet, l'équipe COSTECH (Connaissances, Organisations et Systèmes Techniques) a pour vocation de comprendre les liens constitutifs qui se tissent entre homme et technique ; entre d'une part, histoire, culture, économie, organisations humaines, et d'autre part, les outils et systèmes techniques dont disposent les hommes, qu'ils reçoivent et qu'ils produisent. Ainsi, notre façon originale de résoudre la tension entre problématique scientifique et intervention technique, est de considérer le fait technique comme objet même de la recherche fondamentale en sciences humaines (psychologie, sociologie, sciences de l'info com et économie) : comment, depuis le processus d'hominisation, les différenciations ethnologiques, l'histoire des sciences et des techniques, la dynamique des organisations, l'économie de l'innovation et des connaissances, toute activité humaine est indissociable de ses supports techniques (suivant Bernard Stiegler, nous parlons souvent de « la technologie comme anthropologiquement constitutive »). A partir de l'exemple de dispositifs concrets, des systèmes de suppléance perceptive destinés aux personnes aveugles, je montrerai comment la question de la perception prothétisée peut être à la fois, objet de recherche fondamentale et déboucher sur une dynamique d'innovation d'usages et de technologies : le téléphone tactile que nous développons avec France Telecom.

François Pachet, Ingénieur des Ponts et Chaussées et docteur en intelligence artificielle de l'université Paris VI

Le problème récurrent auquel il s'intéresse est de savoir comment et dans quelle mesure une machine peut être le siège d'interactions « intéressantes », excitantes ou stimulantes, en particulier via la production de "doubles numériques" de soi. Après avoir été maître de conférences à l'université Paris VI, il dirige maintenant une équipe de recherche au laboratoire de recherche fondamentale Sony CSL à Paris dans les domaines de l'interaction musicale, des nouveaux instruments électroniques aux systèmes d'accès aux catalogues de musique en ligne. http://www.csl.sony.fr/~pachet

Session 6Objets communicants, web participatif et web pervasif
Miguel Aubouy, laboratoire ID / CEA

  • Une première vie de physicien théoricien (ancien normalien, docteur en physique théorique, 10 ans de recherche fondamentale en matière condensée).
  • Une seconde vie consacrée aux problématiques de l’innovation technologique (responsable de l’activité créativité : 3 ans au MINATEC IDEAs Laboratory®, puis 1 an au Laboratoire ID du Commissariat à l’énergie Atomique).
  • Une troisième vie, qui les englobe toutes, d’écrivain (roman, aux éditions Autrement), théâtre, (aux éditions Parole d’Aube).
  • Une compétence primordiale : la créativité.
  • Une attraction récurrente : les situations de frontière.

Propos : Au Laboratoire ID, nous faisons de la recherche fondamentale et appliquée sur les problématiques de l’innovation en général, et de l’innovation de rupture en particulier. Pour cela, nous rassemblons trois espèces animales qui ne vivent pas normalement dans le même écosystème : des ingénieurs, des sociologues et des créatifs.
Au cours de mon intervention, je discuterai du lien entre créativité et sociologie. J’argumenterai que l’on peut innover à partir d’une analyse de la société. Je proposerai deux réflexions que nous tentons de formaliser en méthodologies. La première propose de dégager des étapes dans l’évolution des communautés dans leur rapport à la technique. La seconde développe le concept d’imaginaire collectif délocalisé.

Frank Beau, Chercheur, consultant et journaliste indépendant

Spécialiste de la mutation des médias à l'heure du numérique et en particulier des jeux en ligne. Il a coordonné plusieurs ouvrages et numéros spéciaux sur ces sujets, dont le dernier en date : Culture d'univers, jeux en réseaux, mondes virtuels, le nouvel âge de la société numérique (Fypéditions, Fing/GET, 2007), regroupe plus de trente experts internationaux sur les enjeux actuels et à venir des univers persistants. Il est aussi l'auteur avec l'Idate et l'Afjv en 2007 de l'étude : La R&d et l'innovation dans l'industrie française des jeux vidéo pour le Ministère de l'Industrie de l'Économie et des Finances. Il travaille actuellement avec la Prospective de la Ratp sur le Métro du XXIème siècle. Irvin Bearcat (photo) est l'avatar de Frank Beau dans Second Life.

Propos : Derrière le virtuel, un nouvel âge de la représentation ? Les univers virtuels sont présentés et souvent imaginés, comme de nouveaux dispositifs techniques de clonage et de simulation de l'identité ou de la réalité. Le simple fait de se fonder, sans plus de précaution, sur les concepts de "monde" et de "virtuel" conduit à réinterroger des catégories aussi "métaphysiques" et inaccessibles que celle du réel par exemple, sans pour autant aider à mieux les redéfinir. La première idée que nous nous faisons de ces phénomènes ne permet donc pas de voir comment ces formes médiatiques s'inscrivent en premier lieu dans la suite logique de l'histoire des dispositifs de représentation. Ils seraient donc, avant toute chose, de nouveaux moyens de se représenter soi-même, et de se représenter une partie du "monde", et des mythes qui le constituent. C'est alors que l'interrogation des frontières, voire des fossés, qui se sont établis entre la perception qu'en ont leurs acteurs ou usagers, et de témoins contemporains, non acteurs de ces formes, constitue un premier axe clé de mise en questionnement, autant qu'un véritable abîme propice à de sérieux malentendus. Il sera alors utile de se demander en quoi ces nouvelles machines de vision, prothèses de l'imaginaire, dispositifs de connaissance complexes ou non, tendent à construire une technologie de mise en récit du monde, sur les bases des nouvelles industries de la communication et de l'échange en réseau. Citons parmi ces bases : l'extraterritorialité, la spatialisation des signes et du sens, par le moyen de la 3D, et l'usage dynamique ou ludique de logiciels sociaux fondés sur des mécanismes de construction et de déconstruction de la représentation identitaire, plus que de l'identité elle-même. Par ailleurs, la convergence des univers persistants avec le phénomène de la numérisation globale et inéluctable de chaque centimètre carré du territoire physique, semble ouvrir un nouveau chapitre dans l'histoire de la géo-graphie, et des technologies de la représentation mentale de l'environnement, mais encore à terme, de l'histoire. En montrant quelques images évocatrices, et en rappelant quelles sont les contingences actuelles, notamment industrielles de production et de gouvernance de ces mondes virtuels, nous nous demanderons si ces derniers s'apparentent à des machines de vision produisant leur propre systémique de la représentation, ou s'ils sont en puissance les nouvelles grilles de mise à distance, de révélation, voire de réduction de la complexité cognitive, informationnelle et imaginaire, caractérisant quelque chose de l'âge numérique.

Isabelle Garron, Maître de conférences au Département Sciences Économiques et Sociales de l’École Nationale Supérieure des Télécommunications.

Sémiologue de formation, docteur de l’université Paris 7 en sciences des textes et documents, elle est également chercheure associée du Gripic, Groupe de Recherches Interdisciplinaires sur les Processus d'Information et de Communication (Université Paris-Sorbonne EA 1498). Ses thèmes de recherche et d’enseignement étudient l’analyse des pratiques, des usages et la représentation des corpus de textes et d’images dans l’économie des médiations. Son activité de critique d’art et de recension d’expositions sur le plateau de Peinture Fraîche sur France Culture l’amène aujourd’hui à s’interroger sur la notion de « parcours informationnel » et de circulation des publics comme réponse interactive adaptée à la création d’événements dans l’espace du musée.

Propos d’Annie Gentes & Isabelle Garron : Parcours de musées et réseaux mobiles adhoc : une tension irréconciliable ?
Nous proposons une réflexion prospective sur l’usage des appareils mobiles en réseau dans le musée. Smart phone, PDA, tablette internet, introduisent un nouveau média à l’intérieur du musée, qui, contrairement aux « terminaux » de type audioguide ou même pocket PC « clos » peuvent remettre en cause l’organisation pensée de la visite muséale. Nous questionnons le potentiel proprement disruptif de réseaux autres que ceux, hiérarchiques, imposés par l’institution. Un PDA en réseau adhoc n’est pas un simple player, ni un simple récepteur. C’est un émetteur et un outil d’écriture voire un outil d’acquisition. Il est intime mais pas exclusif : on peut communiquer avec les autres visiteurs sans passer par un serveur central. On peut bien sûr limiter le réseau et l’appareil pour lui assigner les fonctionnalités d’un simple récepteur- player, mais l’enjeu pour les designers et les chercheurs sur les médias est de contribuer à la définition de ces technologies naissantes dans leur contexte. Nous présenterons ainsi des pistes de réflexion autour des outils de création de récits personnels et de récits communs et d’outils de création de collectifs spontanés en interaction avec les musées.

Annie Gentes, Maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’École Nationale Supérieure des Télécommunications. Chercheure associée au Centre d’histoire de l’art contemporain Pierre Francastel de l'université Paris X - Nanterre.

Sa recherche porte sur le design des services dans le domaine des technologies de l’information et de la communication et sur l’art et les nouveaux médias. Il s’agit de comprendre les formes d’innovation et de création à partir d’une réflexion sur les TIC qui inclut les dimensions d’ingénierie, de pratiques sociales et communicationnelles. L’analyse porte sur l’esthétique des nouveaux médias mise en perspective par une histoire de l’art et des médias.
Ses travaux ont notamment porté sur le design de service pour les nouvelles infrastructures de réseau dans le cadre de projets RNRT et de projets européens (SAFARI, Transhumance, Popeye) et sur l’internet 3D dans le cadre d’un projet crédits incitatifs GET- Fondation Louis Leprince Ringuet (VIDI) et d’un projet ANR (Mylife3D). Elle est responsable du cycle de formation sur l’analyse et la conception de service à Télécom Paris et enseigne les cours de création multimédia et de design stratégique (en partenariat avec le M2 design et environnement de Paris 1 et l'atelier de design numérique de l’ENSCI).

Rafi Haladjan, Violet

Après avoir créé plus d’une dizaine d’entreprises dans le domaine des services télématiques dés l’époque des premiers balbutiements du Minitel en 1983, Rafi Haladjian a créé en juin 1994, FranceNet, tout premier opérateur internet en France. Son intuition d’alors était que l’internet, réseau encore confidentiel à l’époque, allait « dans le sens de l’histoire ». FranceNet devint Fluxus en2000 et fut cédé à BT (British Telecom) en 2001. Rafi Haladjian a quitté l’entreprise en avril 2003. Quelques semaines plus tard, en juin de la même année, Rafi Haladjian crée Ozone et Violet, étape suivante de la grande aventure de la connectivité qu’il poursuit depuis vingt ans. Ozone, premier opérateur du Réseau Pervasif déploie notamment à Paris et dans d’autres villes d’Europe un réseau basé sur la technologie WiFi. OzoneParis propose un accès à l’internet sans fil aux particuliers comme aux entreprises. Cet accès utilisable de façon fixe comme en situation de mobilité permet d’exploiter l’ensemble des ressources de l’internet. Ozone a été vendu à Neuf Cegetel en juin 2007, afin que Rafi Haladjian puisse se consacrer pleinement au développement à l’international de Violet.

A propos de Violet : Sa vocation est de développer des technologies produits et services qui permettent de rendre "intelligents" et communicants des objets aujourd’hui inertes. Les objets Violet sont d’un genre nouveau. Ils répondent aux besoins de facilité d’accès tout en s’adaptant aux attentes de chacun. Violet a créé Nabaztag, le premier lapin connecté à l’internet en WiFi. Un objet intelligent, communicant qui annonce une nouvelle ère, celle de l’internet des Objets. Violet est né d’un constat : il existe aujourd’hui un fossé de plus en plus profond entre le monde virtuel, cet univers qui s’étend au-delà de nos écrans d’ordinateurs et le monde physique dans lequel nous vivons. La miniaturisation, le coût dérisoire des composants électroniques, la disponibilité de technologies de communication comme le Wi-Fi, bluetooth ou le RFID permettent aujourd’hui de rendre communicant n’importe quel objet. En novembre 2007, Violet lance le premier livre connecté à l’Internet, un véritable livre en papier équipé d’une puce RFID. C’est le premier usage vraiment grand public de la technologie RFID. Dans les années qui viennent, ordinateurs, téléphones et consoles de jeux ne seront plus les seuls appareils de notre environnement dignes d’être intelligents et connectés. Petit à petit, imperceptiblement, notre environnement va se peupler de nouveaux types d’objets, tandis que nos objets familiers deviendront de plus en plus ouverts et communicants. C’est à cette révolution que Nabaztag initie les utilisateurs : laisser entrevoir un univers où le PC ou le téléphone ne sont pas les seuls centres de gravité, les seuls portails de l’information et du divertissement ; un appareil qui peut fonctionner sans écran et sans clavier ; des objets qui se fondent dans l’environnement de l’utilisateur ; des objets qui ne sacrifient pas l’émotionnel au fonctionnel. Mais surtout, parce que pour devenir réalité l’internet des Objets, comme l’internet, sera façonné par ses utilisateurs. Ses usages nouveaux et inédits seront créés par la communauté et non pas par des industriels prescrivant la manière dont ils envisagent notre vie avec des objets. Nabaztag invite l’utilisateur à contribuer à la création de cet univers de l’après PC dans lequel il vivra.

Session 7Nouveaux modèles économiques, questions juridiques, éthiques et sociétales
Franck Cormerais, Directeur de département Information Communication de l’Université de Nantes

Doctorat en philosophie et Doctorat en Sciences de l’Information. Programme de recherche lié aux usages des technologies de l’information sur les territoires, à l’innovation sociétale et à la prospective (IRUTIC Rennes 2).

Propos : De l’innovation à la valeur sociétale de la production
Nous nous interrogerons sur l’élargissement nécessaire d’une approche de l’innovation. A partir d’une transition qui nous mène de la R&D à la R&I, nous évoquerons la néo-industrialisation comme une « création collective » (F. Perroux) de valeur dans une perspective sociétale.

Roberto Di Cosmo, Univeristé Paris 7
Ancien élève de la Sculoa Normale Superiore de Pise, Roberto Di Cosmo a été Maître de Conférence à l'ENS Ulm de 1993 à 1999, ensuite professeur à l'Université Paris Diderot, et aussi chercheur associé a l'Inria. Ses intérêts de recherche vont de la programmation massivement parallèle, à la logique, aux langages de programmation, et à la vérification du logiciel et aux méthodes formelles en générale, avec une attention particulière aux logiciels libres. Il mène depuis 1998 une action régulière de vulgarisation auprès du grand public autour des enjeux fondamentaux de l'Informatique dans notre société.
Parmi les ouvrages les plus connus, Piège dans le Cyberespace (http://www.dicosmo.org/Piege/PiegeFR.html), traduit en sept langues, et le best seller Le Hold-up planétaire, avec Dominique Nora (http://www.dicosmo.org/HoldUp). On peut trouver sur son blog (http://www.dicosmo.org/MyOpinions) des analyses récentes sur ces sujets.

Séance de conclusion
Philippe Lemoine, Président - Directeur Général de LaSer

Il dirige le leader européen des « services d’intermédiation et de relation clients ». Parallèlement, il poursuit une démarche d’études et de réflexions prospectives sur les transformations économiques et sociales liées aux technologies d’information. Il s’attache à développer de nouvelles formes d’innovation et d’action, adaptées aux enjeux de la nouvelle économie.

Dans le cadre de LaSer, cette ouverture sur les enjeux du futur a amené Philippe Lemoine à créer l’Echangeur, lieu de partage et d’innovation, berceau de la « pensée Internet » pour de nombreux responsables d’entreprises qui lors de rencontres ont pu appréhender les enjeux des nouvelles technologies dans la transformation de leurs métiers. S’appuyant sur le succès du site parisien reconnu comme un "incubateur à stratégies professionnelles et un aiguillon pour le débat public", l’Echangeur a favorisé l’émergence d’un réseau de centres labellisés « Echangeur », présent actuellement dans huit régions françaises.

Corrélativement à sa responsabilité de Président - Directeur Général, il conduit une démarche de réflexion et de participation au débat public. Le cycle de débats "Modernité On-Off" au Théâtre du Rond-Point s'inscrit dans le cadre de l'initiative "Modernités", engagée depuis près de 4 ans avec l'objectif de propulser la France dans une vision renouvelée et désirable de futur. S'appuyant sur des recherches, des débats, des rencontres, l'objectif premier est de sortir de l'atonie du débat d'idées et de susciter des interrogations vivantes sur les transformations profondes de l'idée même de modernité au XXIème siècle. Au delà, l'ambition est d'interpeller et de mobiliser tous les acteurs de l'avenir.