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Edition 2007 : Design et innovation ascendante Regarder des contributions

27 novembre 2007 Regarder des contributions
10h00-10h15 | Allocution d'ouverture Regarder des contributions
Contenu
  • Agnès Saal, Directrice Générale du Centre Pompidou Regarder des contributions
  • Alain Seban, Centre Pompidou Regarder des contributions
10h30-12h00 | Session 1 : Contour du nouveau monde industriel Regarder des contributions
Contexte

Au XXème siècle, la vie quotidienne a été fondamentalement marquée par la place que le design a prise dans la production industrielle : l’art, devenu avec la modernité une exploration systématique de tous les possibles, donnant « des coups de boutoir dans tous les sens », a contribué en nouant une relation fonctionnelle avec l’industrie à ce qui allait aboutir à un processus de transformation planétaire aussi bien technologique que culturel.

Ce devenir, qui conférait à la vie esthétique une vocation économique, se concrétisa au moment où les publics relations, qui devinrent bientôt le marketing, inventèrent aux Etats-Unis la figure du consommateur.

Désormais, tandis que le capitalisme est lui-même qualifié de culturel, c’est la conception au sens le plus large (comme recherche scientifique, comme nouveaux modèles économiques et politiques de socialisation, comme design et comme création artistique) qui vient au cœur du processus industriel – ce que l’on appelle aussi l’industrie de la connaissance, les sociétés de savoir ou le capitalisme cognitif. Les possibilités de la technologie paraissant illimitées, les destinataires des produits et des services semblent de moins en moins se satisfaire du rôle passif de clients ou d’usagers, et vouloir devenir de plus en plus des contributeurs et des praticiens – c’est-à-dire, aussi, redevenir des citoyens. C’est dans ce contexte qu’est remis en cause le circuit recherche/développement/ design/marketing/distribution.

Contenu
14h00-16h30 | Session 2 : Amateurs, lien social et spécialisation Regarder des contributions
Contexte

Le premier secteur économique où se concrétisent ces transformations est celui des nouveaux médias. Il résulte de la convergence des technologies culturelles et des technologies cognitives intégrées par la numérisation. Social engineering et technologies de l’individuation se développent sur le Web qui devient ainsi un milieu participatif où échangent des amateurs – pour le meilleur et pour le pire : l’amateur peut devenir ce que l’on appelle au Japon un otaku, le user profiling au service de l’hyper-segmentation aggravant ainsi la désindividuation ; le syndrome de saturation cognitive empoisonne les systèmes d’information et le déficit attentionnel semble se généraliser. Dans le même temps, les technologies d’autoproduction et de diffusion qui deviennent de plus en plus largement accessibles font apparaître une nouvelle forme d’attention appareillée, une attention active parce que participative (Katherine Hayles, professeur à Los Angeles, parle d’ « hyper attention »).

Contenu
16h45-19h00 | Session 3 : Nouvelles méthodologies de design Regarder des contributions
Contexte

Dans ce milieu technologique de plus en plus participatif, le consommateur devenu praticien ne peut plus être appréhendé comme un simple « utilisateur final » (end user). La recherche technologique et le design doivent coopérer pour l’intégrer très en amont en mettant en œuvre de nouvelles méthodologies, comme celles qu’expérimente le design de process – la place et la responsabilité du designer dans le processus de conception ne cessant de s’étendre –. Dans ce contexte, les technologies cognitives font appel à de nouveaux modèles théoriques et méthodologiques, qui vont de ce que l’équipe COSTECH (UTC) a appelé la « phénoménologie expérimentale », jusqu’à ce qui se présente aujourd’hui comme une cognition de l’attention. C’est ainsi que se dessine une méthodologie de design ouverte à des pratiques actives et instrumentées par opposition à des usages proches de la simple consommation.

Contenu
19h30-22h00 | Soirée : rencontres digitales
Contexte

Rencontres Digitales (posters, vidéos, bloggers live)
Cocktail
Design Sonore Roland Cahen (sous réserve)

Lieu : ENSCI, 48 rue Saint Sabin
75011 Paris

28 novembre 2007 Regarder des contributions
09h00-10h15 | Session 4 : Enjeux des micro et nanotechnologies Regarder des contributions
Contexte

L’extrême miniaturisation et les nouvelles liaisons sans fil transforment insensiblement mais radicalement le rapport entre les corps humains (et leurs cerveaux), devenus porteurs de fonctions technologiques toujours plus sophistiquées, et le milieu industriellement appareillé, où ils baignent presque en permanence. Cette mutation du milieu technosocial est évidemment aussi ce qui induit une mutation des conditions de la socialisation des individus. Dans le même temps, après le « génie des matériaux » qui fut une méthode de direction de la recherche en physique appliquée, et après ces immatériaux que furent les matériels et dispositifs informationnels médités et mis en scène par Lyotard au Centre Pompidou dès 1985, la nanoplasticité bouleverse la distinction traditionnelle entre la forme et la matière. Nanoplasticité par où apparaissent des hypermatériaux dits nanostructurés, aux propriétés très éloignées de ce qui se trouve dans la nature, et élargit à des dimensions aussi bien cosmiques qu’éthiques les questions du design qui paraît devenir total.

Contenu
10h30-12h15 | Session 5 : Nouvelles interfaces, multi-modalité et la question du corps Regarder des contributions
Contexte

Depuis le début du processus d’hominisation, les organes de perception n’ont cessé de se trouver agencés avec des dispositifs techniques (techniques du corps, outils mnémotechniques) puis technologiques (machines, appareils, puces, prothèses sous-cutanées) par où les relations entre les sens ont formé des circuits engendrant des symboles, des pensées, des objets, des produits, des services, des organisations sociales…. Dans ce devenir, les nouvelles interfaces multimodales (ou multi-sensorielles), actuellement développées dans les laboratoires, préfigurent certaines situations qui seront amplifiées et généralisées par l’avènement des micro et nanotechnologies, et replacent le corps au centre du monde numérique. Après le développement des espaces et des temps numériquement virtuels (mais tout espace, qui n’est pas le « là où je suis », et tout temps qui n’est pas le « maintenant présent », sont virtuels) qui semblaient conduire à une véritable désincarnation des corps, ceux-ci reprennent une place prépondérante, tandis que la transformation des milieux vitaux vectorisés par les technologies transformationnelles ouvre la question d’une écologie numérique, micro-technologique, biotechnologique et nanotechnologique, où la virtualité devient une hyper-réalité.

Contenu
14h00-15h15 | Session 6 : Objets communicants, web participatif et web pervasif Regarder des contributions
Contexte

La mobilité et les objets communicants sont les technologies les plus largement socialisées de ce qui semble conduire à une véritable incarnation des artefacts industriels par les individus psychiques et tout se passe comme si le sens de ce que Leroi-Gourhan appelait un « processus d’extériorisation technique de l’humain » – comme délégation de ses fonctions vitales vers la technique – commençait à s’inverser. La convergence des technologies transformationnelles et des milieux pervasifs paraissent engager un processus d’intériorisation de la technique qui rompt avec les deux millions d’années au cours desquels se déroula l’hominisation comme extériorisation, et l’on peut en ce sens s’interroger en termes de « rupture anthropologique » - et se demander jusqu’à quel point ce renversement préserve non seulement l’intégrité individuelle, mais la sociabilité des organisations collectives. Des fonctions essentielles à la constitution de tout collectif humain, comme les dispositifs cardinaux et calendaires d’orientation dans le temps et dans l’espace, s’intègrent en services d’assistance à l’existence où l’on peut aussi bien projeter les technologies de contrôle les plus sophistiquées. Il se joue là une immense transformation organologique (des organes du corps, des organes artificiels et des organisations sociales où ils s’agencent) où la question essentielle est sa capacité à produire un lien social – plutôt que des individus sous contrôle.

Contenu
15h30-17h30 | Session 7 : Nouveaux modèles économiques, questions juridiques, éthiques et sociétales Regarder des contributions
Contexte

Ces mutations s’opèrent tandis que les industries culturelles et les industries de programmes qui auront été les bras séculiers de la société consumériste apparue au XXème siècle sont totalement bouleversées, et très gravement menacées, depuis l’industrie du disque jusqu’aux canaux de télévision en passant par la presse écrite qui fut la base de la république des lettres – comme le soulignait récemment Al Gore. La société des réseaux numériques engendre le passage des audiences de masse aux publics hypersegmentés – avec les problèmes déjà évoqués de nouvelles formes de désindividuation qui peuvent s’y produire. En outre, une indexation généralisée de tout objet matériel ou intellectuel semble devenir possible, de la puce RFID à la généralisation de la norme IPV6, nouveau standard du protocole internet, dont la puissance combinatoire permettrait en théorie d’encoder chaque atome de l’univers. On voit ainsi l’ingénierie des métadonnées entrer en relation directe avec les structures élémentaires de la matière qui semble ainsi déployer sous nos yeux sa définition quantique par l’énergie et l’information – où l’opposition forme/matière n’a plus cours. Mais ce sont aussi des possibilités technologiques de duplication de toutes choses qui se généralisent ainsi en remettant radicalement en cause le principe juridique qui supposait le droit de la propriété comme base de l’investissement. En tenant compte du bouleversement induit par les méthodologies de développement basées sur le logiciel libre et sur la diffusion de contenu sous licence Creative Commons, la session finale de ces Entretiens du nouveau monde industriel abordera quelques exemples de nouveaux modèles économiques en insistant sur les questions juridiques, éthiques et sociétales qu’ils soulèvent. En d’autres termes, le cas de la communauté du logiciel libre sera examiné sous l’angle de son design, c’est-à-dire tel que cette communauté sait ou ne sait pas aujourd’hui traiter les questions de pratiques des non-développeurs.

Contenu
17h30-18h30 | Séance de conclusion Regarder des contributions
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